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La mort tragique de George Floyd et les nombreuses manifestations des dernières semaines ont heurté les valeurs de plusieurs d’entre nous et ont lancé des réflexions : comment est-ce possible que le racisme existe encore en 2020? Le drame qui s’est déroulé aux États-Unis le 25 mai dernier est d’une extrême violence, cependant les marques de racisme sont monnaie courante au Québec, à différents degrés.

Les mots qui blessent

Qui n’a pas déjà entendu l’un de ces commentaires ?

  • Il est travaillant pour un noir
  • Elle est belle pour une noire
  • Les noirs ont de grosses babines (ici les lèvres disparaissent pour un mot plus dégradant)

Selon des témoignages, ces propos sont tellement fréquents et ils sont souvent dits par des gens qui ignorent complètement les impacts que ça créent chez la personne qui reçoit ou qui entend ce commentaire. Des marques qui peuvent persister de longues années et même modifier les ambitions et les projets de la personne.

Le racisme n’est jamais banal

Il n’y a pas de petit racisme ou de petites phrases banales, moins graves que les autres. Imaginez un ado qui se fait traiter d’excrément, gentiment bien sûr, par ses amis. Je prends cet exemple car un jeune de mon entourage l’a vécu. Peut-être qu’il rigole avec eux, peut-être qu’il fait semblant avec eux. Mais réellement, quel est le fond de ses sentiments et de sa perception envers lui-même? Je vous laisse deviner.

Mélissa Bédard, chanteuse et comédienne québécoise, a également partagé sur sa page Facebook les insultes dont elle a été victime tout au long de sa vie.

Créer le malaise en confrontant

Comment réagir face aux propos racistes que vous entendez? Je vous suggère de créer le malaise en nommant le propos raciste. Enfilez vos gants blancs jusqu’aux coudes si vous ne voulez pas heurter vos relations, et affirmez-vous. Dites votre désaccord, votre opinion, sensibilisez sur le fait que les blessures peuvent être durables et laisser des traces négatives.

Comme le disait Dany Laferrière dans une chronique de la Presse intitulée Le racisme est un virus : « Bon, soyons clair, le racisme naît, vit et pourrait même mourir un jour. Il est contagieux, et se transmet d’un être humain à un autre. »

En intervention individuelle, j’entends tellement de gens me confier qu’ils sont victime de discrimination professionnelle en raison de la couleur de leur peau. Des exigences plus élevées, une surveillance plus accrue, un salaire plus bas, et j’en passe.

 

Quel est le vaccin pour le virus appelé racisme? Faire sa part, individuellement, pour que le racisme ne passe pas sous silence.  En terminant, voici quelques trucs pour savoir comment agir devant des propos ou des gestes racistes.