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Aider les jeunes en confinement

Les jeunes ne l’ont pas facile. La pandémie leur rentre dedans sans ménagement. Cours à distance, confinement, absence de sports et de relations sociales et j’en passe. Plusieurs en arrachent et souffrent… en silence et seul. Comment reconnaitre les signes de détresse chez les jeunes et comment les aider à surmonter cette grande épreuve, peut-être la plus importante de leur vie jusqu’à maintenant?

L’importance de la vie sociale

Les adolescents et les jeunes adultes construisent leur identité auprès des gens de leur âge. Dès 14 ans, exit les parents, les amis deviennent de la plus haute importance. Souvenez-vous de votre adolescence! Où étiez-vous? Que faisiez-vous? Certainement pas la même chose que les ados d’aujourd’hui!

L’adolescence, c’est fait pour remettre en question (et rejeter bien souvent) les conventions des adultes et de plutôt se regrouper avec sa gang pour refaire le monde à sa guise. Actuellement, nos jeunes ne peuvent traverser cette étape primordiale pour leur développement qu’à travers l’écran de leur cellulaire. Bien triste tout ça. À 20 heures dans la maison, avec maman et papa. Bien, bien déprimant pour bien des jeunes. Notre rôle de parents ou d’adulte significatif dans la vie d’un jeune est de le soutenir et de l’aider à passer au travers. Encore faut-il reconnaitre les signes de détresse d’un ado.

Les signes de détresse ou de dépression

Votre adolescent ou jeune adulte à la maison prend soin de son hygiène personnel, il s’habille, il mange, il sourit (un peu mais pas trop quand même!)? On ne s’inquiète pas outre mesure. Lorsque ces conditions ne sont pas remplies, un signal d’alarme devrait s’allumer en nous.

Les premiers symptômes de détresse psychologique ou de dépression concernent justement l’attention qu’on porte à notre aspect et à nos activités quotidiennes. Les jeunes ne font pas exception. Si ces premiers signes apparaissent, il faut agir pour empêcher notre jeune de s’enfoncer davantage dans le désespoir.

Aider un jeune à reprendre le dessus

En tant que parent, il est normal de se sentir impuissant face à un ado qui perd le goût de tout. L’une des premières choses à faire est de démontrer votre intérêt face à lui. Questionnez-le (mais pas trop) sur ce qu’il fait, est-ce qu’il aime ça, pourquoi, etc.

Une bonne astuce : rêvez avec lui. Que fera-t-il lorsque tout cela sera dernière nous. Quel pays voudrait-il visiter, quels amis aimerait-il inviter à la maison, etc. Discuter permet d’ouvrir une brèche dans le désespoir, même s’il s’agit d’une toute petite brèche qui laisserait entrer un tout petit peu de lumière, c’est déjà ça de gagné! Encouragez-le à poursuivre ses rêves…

Quand consulter un professionnel

Lorsque rien ne va plus, lorsque la personne se referme sur elle-même et néglige ses bonnes habitudes de vie, il faut aller plus loin. Souvent, ce n’est pas à l’un de ses parents que le jeune veut se confier. Vous pouvez alors le diriger vers Tel-Jeunes, où il trouvera  l’oreille attentive d’un intervenant. La confidentialité peut l’aider à s’ouvrir.

De votre côté, vous pouvez aussi consulter pour obtenir du soutien et des conseils professionnels. Un travailleur social peut vous aider. De plus, la plupart des assurances collectives remboursent les consultations au privé, là où vous serez rapidement pris en charge. Vous vous inquiétez pour votre jeune? N’hésitez pas. Contactez-moi et nous verrons ensemble comment nous pouvons l’aider.

En terminant, je vous invite à lire Lettre aux ados du Québec, écrit par Émilie Nicolas, chroniqueuse au journal Le Devoir. Ça résume bien l’impuissance et la frustration que peuvent vivre les jeunes face à la pandémie.